Premier séjour à Bartrès

Au mois de Novembre 1844, un accident empêche Louise, la maman de Bernadette, d'allaiter son enfant.

A Bartrès, une cliente du moulin de Boly ou connaissance des Soubirous, Marie ARAVANT, épouse Lagües, vient de perdre son premier-né, un petit Jean, à peine âgé de 13 jours (10-23 Novembre). Cette jeune mère accepte de prendre en nourrice la fille des meuniers et la garde plus que prévu, jusqu'au mois de mars 1846 vraisemblablement, car, à ce moment-là, elle attend une seconde naissance.

Les Soubirous reprennent alors leur fille qui passera les dix premières années de sa vie dans ce moulin de Boly, un des six qui s'échelonnaient sur un affluent de la rive droite du gave : le LAPACCA. Ce ruisseau qui prend sa source à Bartrès, à la sortie du village en direction de Lourdes, à gauche, à quelque 300 mètres de la Bergerie, à l'entrée du chemin qui mène au lotissement Marqui alimentait et actionnait tous ces moulins.

Aujourd'hui, le moulin de Boly appartient à l'Œuvre de la Grotte qui l'a acheté en 1985 et restauré en 1987. Il est devenu la Maison de la Famille.

A partir de 1854, la situation des Soubirous se dégrade, les ressources s'amenuisent à un point tel qu'ils ne peuvent plus faire face aux dépenses que le moulin exige.

Dans l'impossibilité d'acquitter leurs dettes, ils se voient notifier leur expulsion. Obligés de chercher asile et travail ailleurs, ils sont finalement recueillis, un jour de Novembre 1856, à la veille de l'hiver, par un cousin de Louise, André Sajous, qui offre de les héberger au rez-de-chaussée de l'ancienne prison de Lourdes : le Cachot, un logement de misère, insalubre, qui n'est pas fait pour abriter une famille de six personnes ; de plus, ce réduit est néfaste pour la santé fragile de Bernadette atteinte d'asthme depuis l'âge de six ans, et traînant les séquelles du choléra qu'elle avait contracté au mois d'Octobre 1855, et dont elle avait réchappé de justesse.

Le séjour au Cachot, avec la faim et le froid, va marquer davantage la santé de la fillette.

Le message du 18 Février 1858, de la Vierge Marie : "Je ne vous promets pas d'être heureuse en ce monde", et celui du 24 Février : "Pénitence ! Pénitence !", c'est déjà le pain quotidien de Bernadette.

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